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Archive for Maio, 2011

Obama, la guerre financière et l’élimination de DSK

Maio 31, 2011 1 comentário

26-05-2011
Por Thierry Meyssan, em VoltaireNet.org

http://www.voltairenet.org/article170056.html

On ne peut comprendre la chute de Dominique Strauss-Kahn sans la replacer dans le contexte du projet qu’il incarnait de création d’une nouvelle monnaie de réserve internationale prévue pour aujourd’hui 26 mai 2011. Un projet paradoxalement attendu par les États émergents tout autant que par la finance apatride, mais refusé par le complexe militaro industriel israélo-états-unien. Thierry Meyssan lève le voile sur le coup-fourré de l’administration Obama pour ne pas tenir ses engagements.

Les Français ont assisté avec stupeur à l’arrestation aux États-Unis du leader politique le plus populaire chez eux, Dominique Strauss-Kahn. Ancien ministre de l’Économie, l’homme était devenu le haut fonctionnaire le mieux payé au monde (salaire de base annuel, hors primes et frais : 461 510 USD) et s’apprêtait, disait-on, à briguer la présidence de la République. Cette personnalité chaleureuse, connue pour son appétit à table et au lit, parfois accusé de faire de la politique avec dilettantisme tant il aime prendre le temps de jouir de la vie, est accusée d’avoir violé précipitamment une femme de chambre dans un hôtel de Manhattan.

Pendant six jours, les Français sont restés vissés devant leurs écrans de télévision à regarder hébétés l’acharnement judiciaire contre un homme qu’ils s’étaient habitués à considérer comme un recours possible après le catastrophique quinquennat de Nicolas Sarkozy. Sa chute était aussi la fin de leurs illusions.

Le spectacle de ce destin brisé tient de la tragédie antique. Le dicton romain « Arx tarpeia Capitoli proxima » revient sur les lèvres : la roche tarpeïenne d’où les condamnés à mort étaient précipités dans le vide était si proche du Capitole, lieu symbolique du pouvoir et des honneurs.

Indépendamment de toute considération sur son innocence ou sa culpabilité, le broyage d’une si haute personnalité ne peut que provoquer l’angoisse chez le simple citoyen : si celui-là ne parvient pas à se défendre, alors comment pourrions-nous espérer le faire si nous étions accusés comme lui ?

L’ascension et la chute

Cependant les Français étant un peuple politisé, nourri des leçons de Machiavel sans jamais l’avoir lu, n’ont pas tardé à s’interroger sur le bien-fondé de l’accusation portée contre leur concitoyen, DSK. À 57 %, selon des sondages d’opinion, ils n’ont pas cru cette histoire de rut que les médias états-uniens se délectent à raconter. Les uns se sont mis à imaginer les scenari possibles de manipulation, tandis que les autres se demandaient « Cui bono ? » (À qui profite le crime ?).

À ce jeu là, le premier nom qui vient à l’esprit est celui de Nicolas Sarkozy. Comment ne pas y penser lorsque l’on se souvient qu’il est devenu président en portant plainte contre son principal rival, Dominique de Villepin, et en l’empêtrant dans une affaire tout aussi rocambolesque de faux documents. Alors, pourquoi pas un nouveau complot pour écarter un nouveau concurrent ?

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Dessin de Plantu paru dans « Le Monde » du 25 mai 2011.

Et peu importe que les deux hommes aient eu besoin l’un de l’autre pour préparer les prochains sommets internationaux, ni qu’ils aient été tous deux inféodés au suzerain états-unien. On sait bien que les pires crimes exigent le sang des amis ou mieux des parents.

Au demeurant, les Français ignorent les attaches de DSK [1], comme ils ignoraient celles de Nicolas Sarkozy lorsqu’ils l’ont élu [2]. Jamais la presse ne les a informés que, dans les années 90, au cours de sa traversée politique du désert, il avait été engagé comme professeur à l’université de Stanford par une certaine… Condoleezza Rice. Ils ne savent pas non plus que lui et ses lieutenants Pierre Moscovici et Jean-Christophe Cambadélis furent chargés du financement du Parti socialiste et de la Fondation Jean-Jaurès par la National Endowment for Democracy —façade légale de la CIA [3]—. Ils n’ont pas suivi ses nombreux travaux et contrats avec les think tanks atlantistes, le German Marshall Fund of the United States [4] ou le Groupe de Bilderberg [5]. En définitive, ils ne savent rien de son engagement pour l’intégration de la France et de l’Europe au sein d’un grand marché transatlantique dominé par les États-Unis.

Les Français n’en savent pas plus sur ses liens étroits avec Israël. Il pilote au sein du Parti socialiste le Cercle Léon Blum, du nom d’un ancien Premier ministre. Ce discret et puissant lobby veille à écarter de la scène politique tout individu qui contesterait le projet sioniste. Ainsi fait-il tomber des têtes, comme celle du politologue Pascal Boniface qui soulignait le caractère électoralement contre-productif d’un soutien à Tel-Aviv dans un pays où 10 % de la population est de culture arabe. DSK ne se cache pourtant pas. Il déclare sans ambage : « Je considère que tout juif de la diaspora et de France doit apporter son aide à Israël. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est important que les juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie d’apporter ma modeste pierre à la construction d’Israël. » Bizarre pour quelqu’un qui brigue la présidence française. Peu importe, il est si jovial.

Néanmoins, rien n’aura été épargné à Dominique Strauss-Khan et à ceux qui l’aiment : pendant qu’il était placé en garde à vue, puis en détention préventive, sans jamais avoir l’occasion de s’exprimer, le procureur de New York faisait distribuer aux médias un acte d’accusation détaillé.

On peut y lire le descriptif froidement clinique du crime imputé : « L’accusé a tenté d’avoir, par la force, une relation sexuelle anale et orale avec un tiers ; l’accusé a tenté par la force d’avoir des rapports vaginaux avec un tiers ; l’accusé a forcé un tiers à un contact sexuel ; l’accusé a séquestré un tiers : l’accusé a obligé un tiers à un contact sexuel sans son consentement ; l’accusé a de façon intentionnelle et sans raison légitime touché les parties génitales et autres parties intimes d’un tiers dans le but d’avilir cette personne et d’abuser d’elle, et dans le but d’assouvir le désir sexuel de l’accusé.

Ces délits ont été commis dans les circonstances suivantes : le soussigné déclare avoir été informé par une personne connue des services du procureur que l’accusé 1) a fermé la porte de la pièce et a empêché la plaignante de quitter cette pièce ; 2) s’est saisi de la poitrine de la plaignante sans son consentement ; 3) a tenté de retirer de force le collant de cette personne et de toucher ses parties génitales de force ; 4) a forcé la bouche de la plaignante à toucher son pénis à deux reprises ; 5) a pu commettre ces actes en utilisant sa force physique. »

Tout cela étalé des jours durant au journal de 20h, avec moult détails, sous les yeux écarquillés de parents rentrant du travail, et devant des enfants effarés baissant leur nez sur leur assiette de potage.

Le choc culturel

On ne sait qui est le plus traumatisé : le brillant économiste qui devait sauver l’humanité de la crise financière et se trouve soudain ravalé au rang d’infâme criminel, ou le peuple qui aspirait au repos et envisageait de le choisir pour chef, et se voit contraint d’observer une fois de plus la violence des États-Unis.

À ce sujet, les Français cherchent des excuses au système judiciaire anglo-saxon qu’ils découvrent. Certes, ils avaient déjà vu cette parodie de justice dans des séries télévisées, mais ils n’avaient jamais cru que cela existât pour de vrai. Et du système extra-judiciaire, de Guantanamo et des prisons secrètes, ils n’ont jamais rien voulu savoir. Quelques commentateurs ont tenté d’expliquer la dureté de la police et du premier juge comme une volonté de traiter à égalité les puissants et les faibles. Ils ont pourtant tous lu les travaux d’illustres sociologues montrant que dans ce système inique l’argent est roi, et la justice est de classe.

Couverture de Time Magazine mis en diffusion le 19 mai 2011.Les Français ont aussi accepté sans broncher les reproches de la presse anglo-saxonne. Tout cela est la faute de la presse française, pouvait-on lire, qui n’a pas enquêté sur la vie sexuelle débridée de M. Strauss-Kahn au nom du respect de sa vie privée. Pourtant, poursuivent les puritains, celui qui séduit ostensiblement les femmes, voire les presse, parfois les bouscule, est un violeur potentiel. « Qui vole un œuf, vole un bœuf ! ». En couverture, Time Magazine représente DSK et ceux qui lui ressemblent sous la forme d’un cochon. Nul n’a relevé que l’accusé était directeur du FMI et vivait à Washington depuis 3 ans sans que la presse anglo-saxonne donneuse de leçon ait, elle, enquêté sur ses supposés vices cachés.

L’accusation ayant ouvert le soupçon, chacun se souvient —mais un peu tard— qu’en 2002 DSK avait tenté de forcer une belle journaliste, Tristane Banon. Lorsqu’elle lui avait demandé un entretien, il l’avait invitée dans un appartement particulier, situé dans le quartier historique du Marais à Paris. Il avait accueilli la jeune femme dans un grand loft, dénué de tout meuble, excepté un grand lit. Et comme la belle ne cédait pas au libertin, il l’avait frappée.

Peut-être à New York, cette violence avait-elle submergé le galant homme et l’avait-elle transformé en criminel ?

Rien ne permet de l’imaginer, d’autant que DSK n’est pas un célibataire frustré. Il est marié à une star de la télévision, Anne Sinclair, qui fut la journaliste préférée des Français avant d’abandonner son métier pour l’accompagner, lui, dans sa carrière. Les Français l’ont retrouvée au Tribunal lorsque Dominique Strauss-Kahn comparaissait, toujours aussi belle et volontaire, malgré les années de plus. Petite fille d’un grand marchand d’art, elle dispose d’une confortable fortune familiale. Sans hésiter, elle était venue de Paris pour payer un million de dollars de caution et offrir cinq millions de dollars de garanties bancaires supplémentaires. En cet instant, cette femme d’argent était prête à tout céder pour arracher son époux des mâchoires écrasantes de la justice états-unienne. Elle n’en était que plus admirable. C’est qu’elle ne lui faisait pas grief de ses incartades, elle qui aimait à l’accompagner à la Chandelle, un club échangiste parisien.

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DSK, le dindon de la farce.

Dans toute nation digne de ce nom, on n’aurait pas supporté de voir une personnalité qui était pressentie pour être élue président et incarner le pays apparaître menottée entre des sbires du FBI, jeté à l’arrière d’une voiture comme un malfrat, exhibé devant un tribunal sans avoir la possibilité de se raser. On aurait probablement fait le siège de l’ambassade US en chantant des hymnes patriotiques. Pas en France. On y admire trop les « Américains ». On les contemple comme le lapin hypnotisé par le serpent cobra. Et l’on a du mal à admettre que l’on n’est pas le centre du monde, que si complot il y a, il ne s’est pas tramé aux bords de la Seine, mais sur les rives du Potomac.

La séquestration

DSK est-il coupable de viol ou victime d’une machination ? Il suffit de réfléchir pour répondre à la question.

L’accusé aurait passé la nuit en compagnie d’une call-girl. Il aurait violé la femme de chambre au brunch matinal, puis se serait rendu paisiblement déjeuner avec sa fille, étudiante à Columbia University. Enfin, il aurait été prendre son avion réservé plusieurs jours à l’avance pour aller rencontrer la chancelière Angela Merkel à Berlin. C’est confortablement assis dans un avion d’Air France qu’il a été appréhendé, dix minutes avant le décollage.

Selon le personnel naviguant, les policiers de l’Unité spéciale pour les victimes (celle du feuilleton Law and Order SVU [6]) n’ont pas demandé à leurs homologues de l’aéroport de procéder à l’interpellation, mais ont tenu à la réaliser eux-mêmes malgré le risque d’arriver trop tard. Pour éviter que DSK ne soit prévenu, ils ont par contre demandé que l’on brouille les téléphones portables dans cette zone de l’aéroport le temps nécessaire à leur venue [7]. Or, un tel brouillage n’est pas de la compétence d’une brigade mondaine. Ceci est bien une affaire de sécurité nationale.

Lorsque le suspect a été placé en garde à vue, il a été coupé de tout contact extérieur, hormis avec ses avocats, ainsi que le prévoit le droit états-unien. Mais lorsque la juge Melissa Jackson l’a mis en détention provisoire, il a encore été coupé de l’extérieur. Sans raison. La détention avait-on expliqué est nécessaire car le prévenu pourrait fuir en France, Etat avec lequel Washington n’a pas conclu de traité d’extradition et qui a protégé un autre prévenu accusé de viol, le cinéaste Roman Polanski. Cette décision n’avait pas été prise pour isoler l’accusé et l’empêcher d’influencer des témoins. Cependant la juge avait décidé de le faire enfermer à Rikers Island, une des plus importantes prisons du monde avec 14 000 détenus, et l’une des plus sombres. Un enfer sur Terre. « Pour sa protection », on l’avait alors gratifié d’une chambre individuelle et mis au secret.

Au total, durant 10 jours, le directeur général du FMI a été séquestré. Pendant 10 jours, le fonctionnement de l’institution internationale a été bloqué faute de signature. Pendant 10 jours, les problèmes de l’euro et du dollar, la faillite de la Grèce, et bien d’autres enjeux ont été suspendus au bon vouloir de policiers, de juges et de matons.

Selon la jurisprudence états-unienne, DSK qui n’a pas d’antécédents judiciaires et qui est domicilié à Washington, n’aurait pas dû être placé en détention préventive, mais aurait dû bénéficier d’une liberté sous caution. Il a probablement vite analysé la situation. Par l’intermédiaire d’un de ses avocats, il a réussi à faire parvenir au FMI une lettre de démission. Le lendemain même, contre toute attente, un nouveau juge accédait à sa demande de remise en liberté surveillée. Il n’était en effet plus utile de le maintenir sous écrou puisque le FMI avait recouvré sa capacité à agir.

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Christine Lagarde salue tous ceux qui ont cru aux promesses faites par Washington à M. Zhou.
Christine Lagarde, ministre française de l’Économie qui a fait carrière aux États-Unis en défendant les intérêts du complexe militaro-industriel [8], est pressentie pour succéder au prévenu à la direction du FMI, malgré les cris d’orfraie de la Russie et de la Chine.

Au fait, le second avocat de DSK, Benjamin Brafman, n’est pas venu le voir en prison et ne s’est pas présenté à la seconde audience. La star du barreau de New York était partie précipitamment en Israël. Officiellement pour y célébrer une fête religieuse en famille [9]. Mais pour exiger ses honoraires, Me Brafman n’a pas dû se contenter d’allumer les feux de Lag Ba’omer, mais il a dû négocier de l’aide pour son client.

Le projet Zhou

Pourquoi donc déployer des moyens hollywoodiens et bloquer le FMI durant 10 jours ? Deux réponses sont possibles, et elles sont peut-être liées.

En premier lieu, le 29 mars 2009, le gouverneur de la Banque centrale chinoise Zhou Xiaochuan a remis en cause la prédominance du dollar comme monnaie de réserve. Déplorant que le projet de l’économiste John Maynard Keynes de créer une monnaie internationale (le Bancor) n’ait pas été concrétisée à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, il proposa d’utiliser les Droits de tirage spéciaux du FMI pour jouer ce rôle [10].

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Zhou Xiaochuan n’a pas dit son dernier mot.

Cédant à la pression, les États-Unis acceptent un triplement des ressources du FMI et l’émission par le FMI de Droits de tirages spéciaux (DTS) d’une valeur de 250 milliards de dollars, lors du sommet du G20 à Londres, le 2 avril 2009. Ils acceptent également le principe d’un Conseil de stabilité financière auxquels seront associés les grands États émergents.

Cette idée est discutée au sommet du G8 à L’Aquila (Italie), le 8 juillet 2009. Poussant le pion plus loin encore, la Russie proposa de ne pas se contenter d’une monnaie virtuelle, mais de l’éditer. Dmitry Medevedev, qui avait fait frapper symboliquement des prototypes de cette monnaie, posa quelques pièces sur la table. D’un côté y figuraient les visages des huit chefs d’État et de l’autre la devise en anglais « Unity in Diversity » [11].

Le projet est soumis aux experts de la Division des Affaires économiques et sociales de l’ONU. Leur rapport, auquel participe le professeur Vladimir Popov de la New Economic School de Moscou, est étudié le 25 avril 2010 lors d’une réunion jointe du FMI et de la Banque mondiale [12].

Le processus devait aboutir, aujourd’hui 26 mai 2011, au sommet du G8 à Deauville (France). Le dollar aurait cessé d’être la monnaie de référence sur fond d’imminente cessation de paiement du gouvernement fédéral des États-Unis. Washington aurait renoncé au financement de son hyper-puissance militaire par la dette pour se consacrer à sa restructuration interne.

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Le dinar libyen, première (et dernière ?) monnaie au monde garantie en or et en Droits de tirages spéciaux du FMI. En 2000, le colonel Kadhafi avait imaginé de créer une monnaie panafricaine basée sur l’or, mais il n’était pas parvenu à faire avancer son idée. Aussi, en 2009, s’était-il spontanément emparé du projet Zhou et l’avait unilatéralement adopté pour son pays.

Le grain de sable

Malheureusement, durant les derniers mois de ce processus, des initiatives militaires et politiques ont bouleversé ce plan. Certains États —dont la Russie et la Chine— ont été floués. L’arrestation de DSK montre que Washington était de mauvaise foi et que ses concessions ne visaient qu’à gagner du temps.

Bien que le détail exact du montage imaginé par Dominique Strauss-Kahn pour créer cette nouvelle monnaie de réserve adossée aux Droits de tirages spéciaux du FMI soit secret, il apparaît que la Libye y jouait un rôle clé : à titre expérimental, c’est la Banque centrale libyenne qui la première avait décidé de fonder sa monnaie, le dinar, sur l’or et au delà sur les DTS. La chose est d’autant plus importante que la Libye dispose d’un fond souverain parmi les mieux dotés du monde (il est même un peu plus riche que celui de la Russie).

Or, en entrant en guerre contre la Libye, la France et le Royaume-Uni ont provoqué un gel théorique des avoirs non seulement de la famille Kadhafi, mais de l’État libyen. Pis, Paris et Londres ont dépêché des cadres de la banque HSBC à Benghazi pour créer une Banque centrale libyenne rebelle et tenter de s’emparer des avoirs nationaux [13]. Sans que l’on sache si Nicolas Sarkozy et David Cameron se sont laissés emporter par l’ivresse de leur force ou ont agi sur instruction de leurs mandants à Washington, le fragile édifice élaboré par Dominique Strauss-Kahn s’est effondré.

Selon nos contacts à Tripoli, au moment de son arrestation, DSK partait à Berlin pour trouver une solution avec la chancelière Angela Merkel. Il devait ensuite partir avec un émissaire de Mme Merkel négocier avec des représentants du colonel Kadhafi —voire avec lui directement—. La signature du Guide libyen étant indispensable au déblocage de la situation.

On assiste désormais à une guerre financière d’une ampleur jamais égalée : alors que la situation économique des États-Unis vacille et que le dollar pourrait devenir rapidement une monnaie de singe, l’accord conclu au G8 et avalisé au G20, mis en œuvre par le FMI en coordination avec la Banque mondiale et les milieux bancaires internationaux dont DSK était le champion, est suspendu. La domination du dollar est intacte quoique plus que jamais artificielle ; ce dollar que les États émergents voulaient relativiser, mais sur lequel le complexe militaro-industriel israélo-états-unien assoit sa puissance.

Dans ce contexte que vaut l’honneur d’un homme ?

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‘Nothing stops big banks from ripping off people again’

29-05-2011
Por Russia Today.

http://www.youtube.com/watch?v=WqyCjR9JEMA

The fact that those responsible for the recent economic crisis have not been held accountable is setting a very dangerous trend, believes investigative journalist Matt Taibbi, author and contributing editor to Rolling Stone magazine.

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Água na Lua

Durante mais de quarenta anos os cientistas acreditaram que a Lua era árida, mas estudos recentes indicam que no interior deste satélite existe tanta água quanto nas profundezas do planeta Terra. A recente descoberta foi divulgada na quinta-feira na revista científica ‘Science’.

Vários grupos de cientistas analisaram, durante anos, as rochas lunares trazidas pelos astronautas americanos das missões ‘Apolo’, de 1969 a 1972. Mas o primeiro sinal de água na Lua só surgiu em 2008. Agora, uma equipa de investigadores americanos, depois de terem encontrado moléculas de água nas amostras de magma lunar retidas em grânulos de vidro vulcânico, acredita que no interior da Lua haja cem vezes mais água do que o que se suspeitava: são 3,5 mil milhões de litros.
Esta inesperada descoberta coloca um ponto de interrogação em algumas teorias sobre a formação do único satélite natural do ‘planeta azul’. A mais defendida sustenta que a Lua surgiu após a colisão de um enorme asteróide com a Terra. Os detritos expelidos por este impacto formaram a Lua há milhões de anos. Porém, este grande impacto teria de ter gerado altas temperaturas, o que entra em conflito com a nova descoberta de água no interior lunar.

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Economics and Philosophy – On the Edge with Max Keiser – 05-27-2011

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Aussie student finds universe’s ‘missing mass’

27-05-2011
Por AFP.

http://news.yahoo.com/s/afp/20110527/sc_afp/australiaastrophysicsscience

AFP/NASA/File – This NASA illustration photo shows stars that are forming in a dwarf starburst galaxy located about 30 …

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SYDNEY (AFP) – A 22-year-old Australian university student has solved a problem which has puzzled astrophysicists for decades, discovering part of the so-called “missing mass” of the universe during her summer break.

Undergraduate Amelia Fraser-McKelvie made the breakthrough during a holiday internship with a team at Monash University’s School of Physics, locating the mystery material within vast structures called “filaments of galaxies”.

Monash astrophysicist Dr Kevin Pimbblet explained that scientists had previously detected matter that was present in the early history of the universe but that could not now be located.

“There is missing mass, ordinary mass not dark mass … It’s missing to the present day,” Pimbblet told AFP.

“We don’t know where it went. Now we do know where it went because that’s what Amelia found.”

Fraser-McKelvie, an aerospace engineering and science student, was able to confirm after a targeted X-ray search for the mystery mass that it had moved to the “filaments of galaxies”, which stretch across enormous expanses of space.

Pimbblet’s earlier work had suggested the filaments as a possible location for the “missing” matter, thought to be low in density but high in temperature.

Pimbblet said astrophysicists had known about the “missing” mass for the past two decades, but the technology needed to pinpoint its location had only become available in recent years.

He said the discovery could drive the construction of new telescopes designed to specifically study the mass.

Pimbblet admitted the discovery was primarily academic, but he said previous physics research had led to the development of diverse other technologies.

“Whenever I speak to people who have influence, politicians and so on, they sometimes ask me ‘Why should I invest in physics pure research?’. And I sometimes say to them: ‘Do you use a mobile phone? Some of that technology came about by black hole research’.

“The pure research has knock-on effects to the whole society which are sometimes difficult to anticipate.”

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Los medios de desinformación masiva

23-05-2011
Por Daniel Estulin.

http://www.danielestulin.com/2011/05/23/los-medios-de-desinformacion-masiva/

Los medios de desinformación masiva

Por fin, han terminado las elecciones regionales. Estaba yo ya subiéndome por las paredes viendo a los subnormales de turno, tanto de un partido como del otro, hablándome como a un degenerado intelectual. ¿La peor a la hora de proyectar sus mensajes? Sin duda, Esperanza Aguirre. Su forma pausada de hablar, enfatizando cada palabra, que es más bien propio de una subnormal sordomuda que le esté hablando a otro subnormal mudo, manco y tuerto.

Lo que más me ha “gustado” son los eslóganes de la campaña. Por ejemplo, el PP ha utilizado sin tapujos quizás uno de los eslóganes más imbéciles que he visto jamás: “Contigo Mayoría.” Y a nadie se le ocurre preguntarle a Rajoy que lo explique… ¿Qué significa eso, Sr. Rajoy?

Sevilla, siendo un lugar singular en todos los sentidos de la palabra, tuvo su versión de Guerra de las Galaxias entre el candidato socialista a la alcaldía, Juan Espadas y su eslogan ‘Conmigo en Sevilla, decides tú’ y su contrincante conservador Zoido que ha empezado a usar el eslogan ‘Porque tú decides, tú eres la llave’. Lo divertido en esa historia es que Espadas ha denunciado a Zoido ante la Junta Electoral porque considera un plagio el lema de la campaña electoral. ¡Plagio del lema electoral! ¿Cómo se plagia una idiotez como esa? ¡Que horror!

Tanto Espadas como Zoido son dos tipos ordinarios con clichés por lemas que demuestran la torpeza y falta de originalidad de los pensadores del partido. ¿Alguien duda que sus programas políticos sean iguales de torpes como sus lemas? Mirad a Rajoy, mirad a Zapatero. ¿Cómo se deletrea TORPE?

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Ya me siento mejor. Ahora, al grano. Los medios de comunicación. ¿Por qué no se van ya con el circo a otra parte? Al carajo o a donde sea. Cada día pintan menos, informan menos, saben menos, se preocupan por informar menos, carecen de honradez y dignidad humana. Circo y paja mental.

Os dejo un artículo, más bien una diatriba mía sobre el papel de los medios de comunicación.

Buen lunes a todos.

Daniel Estulin

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La ética de periodismo

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El conflicto nunca puede ser explícito en el inextricablemente embrollado mundo aristocrático de la política americana. La pregunta que los medios de comunicación americanos deben cuestionarse es: ¿qué significa ser “imparcial”? Las empresas de los medios de comunicación cuyos presentadores llevan puesto el pin con la bandera americana, que escayolan sus programas con imágenes patriotas, están tomando partido—sobre todo cuando ofrecen poco o nada de tiempo de sus programas en directo a las críticas o a los disidentes. Seguramente es posible sentirnos orgullosos de nuestro país y, al mismo tiempo, practicar la democrática tradición de apoyar el derecho sagrado a disentir.

El diálogo político es fuente de nuevas ideas, nuevas energías y nuevos caminos. El objetivo principal del periodismo debe ser la primera palabra, y no la última, sobre las ideas y prácticas que siguen cambiando el mundo.

Ha llegado la hora de que los medios de comunicación, organizaciones periodísticas y grupos de ciudadanos tomen la iniciativa y demanden que la prensa libre tenga derecho a cubrir las guerras y las agendas domesticas e internacionales como debe hacerse. Si los ciudadanos tienen el derecho de saber; si la niebla de guerra, tan a menudo citada, ha de ser despejada, entonces los medios de comunicación deben hacerse oír. Y la ciudadanía tiene que presionarles para que lo hagan.

El cinismo, la arrogancia y la brutalidad con que la administración Obama está liderando el mundo han provocado una hostilidad global profunda. La mayoría de los periodistas de televisión, a su vergüenza, han demostrado poco interés en este crimen ignominioso. Se empotran con el Ejército americano y participan en conferencias de prensa preparadas y guionadas de antemano por la Casa Blanca, oscureciendo lo obvio e innegable en sus reportajes, sea el supuesto asesinato de Usama bin Laden, la cobertura sensacionalista de los atrevidos crímenes de DSK o los excesos de sus propios políticos. ¿Qué es lo que ha pasado con el balance moral del periodismo americano después de 11 de Septiembre? El Dr. B.R. Ambedkar, filósofo y político indio, avisó hace mucho tiempo de que “los derechos se protegen no con leyes, sino con la consciencia social y moral de la sociedad.”

Las manifestaciones antiguerra en los EEUU durante los albores de la guerra de Iraq han sido las más numerosas desde las protestas contra la guerra de Vietnam en los años 70. ¿Por qué, entonces, los medios de comunicación han sido tan lentos y reacios a cuestionar la política cuando muchos ciudadanos se han mostrado dispuestos a hacerlo?

Si algo bueno ha salido de la guerra de Vietnam, es la comprensión de que los corresponsales de guerra deben transmitir imágenes completas: mostrar los cuerpos y contar los ataúdes; salir del pool periodístico y despreciar las sensibilidades de lo general. ¿Debe nuestro derecho a saber suplantar a los convencionalismos establecidos de buen gusto y decencia, a la delicadeza política e, incluso, al ‘interés nacional’? ¿Deben los corresponsales de guerra enfocar las cámaras de los informativos en las víctimas civiles en vez de en los ejércitos: mostrar el horror sin distinción de la guerra—ahora tienes dos piernas, boom, ahora ninguna? ¿Pueden los periodistas prevenir que la verdad sea la primera baja de la guerra?

En realidad, la causa inmediata de un reportaje comatoso es lo que se llama en broma la “cultura periodística” americana. Si los Rupert Murdochs de este mundo son los pastores del nuevo orden mundial, deben este éxito a la reproducción de ovejas dóciles: editores y periodistas satisfechos con masticar, digerir y, finalmente, reimprimir una dieta diaria de las notas de prensa elaboradas a medida por la Casa Blanca e historias enlatadas por los oficiales y operarios de corporaciones de relaciones públicas afiliados al gobierno.

En un mundo materialista en el que los exhibicionistas se sienten atraídos hacia el periodismo y hacia el mundo del espectáculo (¿hay alguna diferencia?), los periodistas se censurarán a sí mismos para complacer los supuestos intereses de sus propietarios y, a menudo, con la sagacidad del esclavo, conseguirán contentarles. El ser una persona de principios, honesta y digna representa pocas ventajas para la codicia. La primacía materialista es el dinero y el dinero es el rey.

Con lo que la administración Obama cuenta es con la incesante y denigrante estupidez de la población americana cuando se trata de actualidad, geografía y, por encima de todo, historia. El fastidio natural del ser humano por entender su propia historia, a propósito, es algo que los historiadores a menudo infravaloran.

Y hablando de la naturaleza humana: el poder corrompe. Corrompe a aquellos que lo ejercen. Y corrompe a aquellos que buscan formas de influir en aquellos que lo ejercen. Los medios de comunicación hace ya mucho tiempo que se han hecho socios del mundo de la élite. La prensa libre es un mito cuando la gente poderosa la controla. Solamente cuando mucha gente “pequeña” la posee, es cuando la prensa verdaderamente independiente, fundamentada en nuestro “derecho a saber”, será posible. Esto es un argumento potente a favor de las bitácoras.

Los medios de desinformación masiva peligro publicidad viral

En el mundo orweliano del periodismo actual, donde una nueva forma de rectitud política enmarca cada declaración, el lenguaje se contrae. Como el objetivo del pensamiento totalitario es controlar que la expresión de una “impropiedad política” resulte imposible, el propósito final de esta Nueva-Lengua-Neoconservadora es la abolición de muchos términos habituales. En este contexto, las palabras se usan no para debatir puntos de vista, sino para impedir y acabar con la discusión.

Los ciudadanos sólo pueden comprender con profundidad una idea sobre cualquier tema, sea grande o pequeña, si viven en un ambiente de información ir-restringida y se ofrece la más amplia gama de conocimiento potencial. En la cima de cualquier sociedad democrática, los políticos son “llamados a declarar” ante la opinión pública y se previenen las tiranías dando a conocer a la sociedad los fracasos estrepitosos y los abusos de poder.

Ésta es la razón principal de la ineludible existencia de la prensa libre, con todas sus imperfecciones manifiestas. Éste es el motivo que ha llevado a los dictadores, oligarcas, juntas, emperadores, jeques, reyes y demás tiranos a lo largo de la historia a censurar y asfixiar la diseminación libre de información y opinión.

La política es, en esencia, un debate. Debemos insistir en un nueva forma de crítica cuya principal función sea, no confirmar nuestro derecho a saber, sino aplicar una presión concentrada en las ideas mediáticas y en las presunciones de la actualidad. La alternativa, por el contrario, es demasiado terrorífica.

Daniel Estulin

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EU ‘cyber snoops’ sue Sweden for fighting Big Brother

22-05-2011
Por Russia Today.

http://www.youtube.com/watch?v=URFTI0uZ488

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Sweden government is picking a fight with the EU over plans to monitor and store all telecom and internet traffic, when every call, every text, even every email will be watched if the EU has its way.

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